Que signifie Hagar ?

Le terme Hagar est entendu chez les jeunes dans les conversations les plus violentes.

Les jeunes utilisent ce mot en tant que verbe pour exprimer le plus souvent une menace. D’où les expressions comme « fait pas le malin, sinon je vais te hagar ! », ce qui signifie quelque chose comme « ne fait pas le malin, sinon je vais de cogner ».

Pour donner une définition plus précise, « hagar quelqu’un » signifie le taper, le tabasser, lui faire passer un sale quart d’heure.

  • Le sens de Hagar vient directement de l’arabe algérien

La traduction de Hagar étant « faire violence à quelqu’un ». Ce mot d’origine algérienne est employé tel quel dans une phrase en français pour remplacer le mot équivalent en français.

définition de Hagar

Si tu te relèves, je vais te Hagar !

Dans un tout autre domaine, Hägar Dünor, avec le tréma sur le premier « a », est le prénom d’un héros de bandes dessinées américaines. Il a été créé en 1973 aux États-Unis par le dessinateur Dik Browne sous le nom de Hägar the terrible. Puis il fut connu en France notamment grâce à ses apparitions pendant des années dans le journal de Mickey.

Hagar (parfois employé sans le « H ») est également un prénom féminin que l’ont retrouve dans la bible et dans les récits islamiques.  Vous avez surement déjà entendu cette histoire. Mais elle est interprétée différemment selon les religions.

Selon les Juifs, Il s’agit du nom de la servante de Sarah, personnage biblique, femme d’Abraham. Alors que Sarah n’arrivait pas à donner une descendance à Abraham, elle permis à Hagar d’avoir un fils d’Abraham, qu’ils appelèrent Ismaël. Lorsque Sarah eu un enfant avec Abraham, Isaac, elle chassa sa servante et son fils Ismaël.

Pour les musulmans, Il s’agit de la descendante d’une famille noble égyptienne. A la mort de son père, elle devient l’esclave du Pharaon. Sarah, femme d’Abraham, se voit offrir une servant du Pharaon, elle choisit Hagar. Sarah, stérile, propose à Abraham d’avoir un enfant son esclave. Cette dernière tombe enceinte et donne naissance à Ismaël.

Il est intéressant de noter comment ces deux histoires, une juive, une musulmane, sont proches. Elles comportent de nombreuse similitudes, jusque dans le nom des personnages.

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